Entraînement à Kannur (Nord du Kerala)

Le Kalarippayat est originaire du Kerala un état côtier de l’Inde du Sud. Il s’agit probablement du plus ancien art martial encore pratiqué de nos jours dans sa forme ancestrale, comme le laissent envisager ses origines mythiques et l’histoire de l’Inde. Il a ainsi influencé de nombreux styles en Asie, dont les célèbres arts martiaux de Shaolin. Après avoir été éclipsé par la période d’occupation britannique, il a connu une renaissance et sa pratique est encore très vivante aujourd’hui et semble portée par la réaffirmation culturelle que connaît l’Inde contemporaine.

Riche d’une histoire plurimillénaire et d’influences diverses, ce que l’on désigne par Kalarippayat n’est pas un ensemble uniforme. Il existe en réalité deux grands styles, connus comme la tradition du Nord (Vaddhakan Sampradayanam) et la tradition du Sud (Thekkan Sampradayanam), en marge desquels existe un troisième style plus confidentiel connu comme la tradition du Centre (Madhya Sampradayanam). J’ai eu l’occasion d’être initié à chacun de ces styles par mon maître C.M. Sherif Gurukkal au sein de la Kerala Kalarippayattu Academy qui a formé de nombreux enseignants aussi bien Indiens qu’Occidentaux.

J’ai eu l’occasion d’être initié à chacun de ces styles par mon maître C.M. Sherif Gurukkal au sein de la Kerala Kalarippayattu Academy qui a formé de nombreux enseignants aussi bien Indiens qu’Occidentaux.

Enfin, comme c’est le cas dans la plupart des arts martiaux traditionnels, le Kalarippayat comporte également un riche système thérapeutique résultant de diverses influences comme l’Ayurveda ou la médecine Siddha, mais ayant aussi ses propres spécificités. Si vous souhaitez découvrir les nombreux bénéfices de cette pratique plurimillénaire, je vous invite à consulter les articles ci-dessous.

Les articles ci-dessous seront en ligne prochainement ! En attendant retrouvez ci-dessous la présentation 2019 ↓

  1. Contexte Culturel du Kalarippayat :
    • L’Inde du Sud
    • Origines
    • Influences
    • Contemporain
  2. Les différents Styles du Kalarippayat :
    • Vaddhakan Sampradayanam / La tradition du Nord
    • Thekkan Sampradayanam / La tradition du Sud
    • Madhya Sampradayanam / La tradition du Centre
  3. Thérapies en Kalarippayat :
  4. Lignée de C. M. Sherif Gurukkal

Qu’est-ce que le Kalaripayat ?


Le Kalaripayat [kaɭaɾipːajatːɨ̆] est l’art martial et thérapeutique du Kerala (Inde du Sud). Il partage les conceptions énergétiques du Yoga et de l’Ayurveda et reflète à bien des égards les principes tantriques.

Le Kalaripayat est connu pour être le plus ancien art martial encore pratiqué de nos jours et il aurait à ce titre influencé de nombreux autres styles du sud-est asiatique, dont le célèbre kung-fu de Shaolin. Le Kalari se divise en deux styles principaux : celui du Nord (Vaddakhan Kalari) et celui du Sud (Thekkan Kalari). Il comporte également un style moins connu, le style du Centre (Madhya Kalari), qui constitue le pont entre les deux plus répandus.

Son ancienneté et sa diversité font du Kalari un art aux multiples facettes, qui séduira des pratiquants issus de divers disciplines. Les artistes martiaux découvriront un style complet (incluant des frappes, des clefs, des projections et le maniement des armes) où tout ce qui leur est déjà familier se retrouve amplifié au point de traduire chaque mouvement de manière archétypale. Les yogis apprécieront les similarités des concepts énergétiques (Chakras, Nadis, Vayus) et des postures pratiquées de manière dynamique et ininterrompue. Les danseurs seront attirés par la grâce qui se dégage des formes corporelles et la variété des techniques de déplacement. Enfin les masseurs (ayurvédiques en particuliers) retrouveront des gestes et des huiles connus, tout en découvrant les avantages de nos postures basses grâce auxquelles nous pouvons exercer des pressions importantes et parcourir les Nadis dans un seul mouvement.

Le Kalari développe la force, la souplesse, l’équilibre, la coordination et l’ancrage du pratiquant. Sur le plan psychologique, il améliore la confiance en soi et aide à gérer les situations conflictuelles. Enfin comme d’autres Sadhana indiennes, le Kalari est une voie de développement personnel et un moyen de se connecter à soi. Conçu pour faire circuler le Prana dans tout l’organisme, notre pratique concoure – au même titre que le Yoga – à l’éveil de la Kundalini.

Le Kalari peut être pratiqué dès l’âge de 7 ans et ce jusqu’à 60 ans en fonction de la condition physique des personnes qui souhaiteraient s’initier sur le tard. Les enseignements sont individualisés et le programme d’entraînement adapté au parcours et aux attentes de chacun.